Savoir la définir, la prévenir et y remédier
D’après une étude de l’institut national démographique (INED) publiée le 15 octobre 2025, 85 % des femmes et 78 % des hommes disent que la fatigue liée au travail affecte leur vie personnelle. Ce pourcentage est important, mais il convient pour y voir plus clair de déterminer le type de fatigue. Nous étudierons donc les deux types de fatigue majeures, les questions à se poser pour déterminer leurs origines et comment y remédier. Nous présenterons les bonnes pratiques à mettre en place pour rester en forme sur le long terme.
Quelques définitions importantes :
En cabinet, les consultants ont parfois du mal à distinguer si leur fatigue est d’origine physique ou nerveuse. C’est pourtant une notion majeure pour pouvoir leur apporter une aide efficace. Mon rôle va être à travers leur ressenti exprimé de faire le distinguo et d’adapter au mieux mes conseils.
- Fatigue physique : déséquilibre physiologique consécutif à un effort prolongé (excès sportif ou effort inhabituel), un manque de sommeil, une alimentation inadaptée ou incomplète entrainant des carences
- Fatigue nerveuse ou psychique : déséquilibre spécifique des hormones de l’humeur et de l’énergie dû la plupart du temps à un stress prolongé non contrôlé, entrainant des troubles du sommeil, du rythme cardiaque, de l’appétit…
- Fatigue organique : cas des personnes malades et médiquées
Dans cet article, nous allons surtout aborder la fatigue physique et nerveuse.
La fatigue physique
On est fatigué dès le matin, malgré une bonne nuit de sommeil ou on a de forts moments de fatigue dans la journée. Il y a plusieurs questions à se poser :
- Ai-je fourni un effort physique au-delà de mes capacités ? :
- Est-ce que je m’alimente de façon équilibrée ? : régime mal mené ou pratiqué dans des mauvaises périodes ? 70% de mes clients disent manger de façon équilibrée. Ils entendent par « équilibré » = manger des légumes et des fruits. Mais, en réalité, on s’aperçoit :
- Qu’ils n’en mangent pas forcément dans les bonnes quantités : 1 à 2 fois par jour, alors qu’il faut manger des légumes midi et soir et des fruits 2 à 3 fois dans la journée
- Que certaines personnes confondent encore les féculents avec des légumes. Pour eux tout ce qui n’est pas viande ou poisson est un légume. La pomme de terre, les lentilles, haricots secs ne sont pourtant pas des légumes
- Que 90% des consultants sont carencés en omégas 3, nutriment essentiel à la fluidité membranaire des cellules. En leur absence, il ne peut pas y avoir une bonne pénétration des nutriments dans la cellule. Or si les nutriments ne pénètrent pas correctement dans la cellule, la cellule ne pourra pas produire de l’énergie !
- D’autres carences, par exemple l’iode, le fer, le zinc, le sélénium qui sont fréquentes impactent directement le fonctionnement des organes et en particulier de la thyroïde. Or une thyroïde qui fonctionne mal entrainera de la fatigue et des troubles du sommeil
- Que beaucoup de personnes ne savent pas réellement ce qu’elles mangent : pas de réflexion autour des apports nutritionnels nécessaires à leur corps pour son bon fonctionnement. L’alimentation est instinctive « je mange ce qu’il y a dans le frigo », oui mais qui achète quoi ? La plupart ne savent pas faire le rapport entre alimentation et énergie voir qualité du sommeil
- Est-ce que j’apporte suffisamment d’anti-oxydants dans mon alimentation permettant un bon fonctionnement du foie ? Car toute faiblesse du foie entrainera une fatigue. Nous ne sommes pas là dans la pathologie mais simplement dans un fonctionnement optimum de cet organe de détoxication. On peut se demander aussi si je ne fais pas des repas trop lourds, qui vont demander un travail plus important au foie, et donc de la fatigue.
La fatigue nerveuse

C’est la fatigue de la personne stressée, surmenée qui dort mal ou veille trop tard (après minuit). La sécrétion hormonale est impactée : le cortisol sécrété est là pour permettre la production d’énergie. Mais, il est censé être produit dans une durée plutôt courte (quelques heures ou jours..). Lorsque sa sécrétion dure des semaines, des mois du fait de stress successifs, les surrénales chargées de sa sécrétion s’épuisent et c’est l’effondrement.
Il est important de connaitre ses limites et de les respecter. Vouloir trop bien faire pour soi ou pour les autres peut nous entrainer dans un mode de fonctionnement délétère. Ne pas savoir dire non exprime la peur de décevoir. Il faut revenir aux fondamentaux, respecter son corps et son esprit comme seul impératif.
Quand la sécrétion des hormones est perturbée on peut avoir des personnes irritables ou se tournant vers des produits addictifs (sucre, alcool, tabac ou écrans)
Il faut veiller à avoir une alimentation suffisante, équilibrée et correspondant à notre terrain. Se coucher tôt même si on a tendance à faire des petites nuits. Dans les cas de surmenage important je conseille des plantes adaptogènes et du magnésium, après étude de votre bilan naturopathique de terrain.
En savoir plus sur le bilan de terrain
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Une bonne hygiène de vie. Cela veut dire :
- Adapter son alimentation par rapport à son terrain (= son âge, ses forces et ses faiblesses, ses maladies éventuelles…). Un bilan vital de terrain est réalisé par les naturopathes certifiés.
- Dormir suffisamment : s’endormir avant minuit. Les heures avant minuit comptent double. Veiller tard par crainte des réveils tôt ne permet pas un sommeil profond. Dans le cas d’une fatigue nerveuse, il faut réadapter le sommeil au plus vite. Une adaptation pourra se faire pour les petits dormeurs, sous couvert que le temps de récupération soit suffisant.
- Préserver son écosystème intestinal (microbiote) et son foie par des cures bien menées de probiotiques et détox. Demander conseil à votre naturopathe, là aussi les compléments alimentaires sont variés pour s’adapter à tous les terrains. Une plante ou un type de probiotique peut vous être déconseillée
- Pratiquer une activité physique régulière et adaptée à son âge et ses capacités. Se déplacer autant que possible à pied, en vélo. Prendre l’air et s’exposer au soleil dès qu’il est là (surtout pour les régions en carence de lumière)
- Avoir une vie sociale, s’inscrire dans des associations. Lutter contre l’isolement psychoaffectif aide à avoir un état psycho-émotionnel équilibré
- S’éloigner des écrans le soir. La lumière bleue des écrans stimule les récepteurs de la rétine envoyant un signal « de jour » qui retarde l’endormissement. De plus elle inhibe la sécrétion de mélatonine, hormone du sommeil
- Entretenir un idéal de vie : voir en toute chose simple une joie, un bien-être plutôt que de voir le côté négatif des choses
